*cric crac*

J'vous baise, tous, l'un après l'autre, bien profond. Et j'vous pose un lapin ensuite. Je quitte le navire puisqu'il prend l'eau, puisqu'il ressemble à une épave, et je m'établis sur une embarcation maudite, solitaire et secrète, loin, très loin du monde réel.
c'est pas le moment de partir en vacances ma p'tite muse.
*cric crac*

# Posté le dimanche 30 avril 2006 15:31

Modifié le mercredi 03 mai 2006 12:45

[*shake ton milkshake*]

[*shake ton milkshake*]
*
* ding dong *

[ô_Ô]

- Bonjour!
- Tiens, je t'attendais.
- Je sais.


Je m'ennuie. C'est triste à dire, mais j'me retrouve seule finalement. Je ne m'en rends vraiment compte qu'aujourd'hui. Mais ma question est: pourquoi j'ai tant de peine à m'intégrer? Ces gens qui font sourire partout où ils vont font naitre des papillons dans mes yeux. J'y arrive pas. Pourquoi je refuse de m'attacher aux gens comme je le fais? Pourquoi j'ai cette tendance à me lasser au bout d'un certain temps? Parce que je suis un mélange, un composant chimique instable peut-être. Je traverse des périodes où tout change. La musique que j'ai envie d'écouter, ma couleur préférée, mon attitude, ma joie de vivre. Vous aussi? Mais pourquoi j'arrive pas à m'intégrer. C'est bien simple, prenons ma classe actuelle. J'me sens pas intégrée, loin de là. J'ai l'impression d'être une étrangère à qui on s'intéresse par bribes. A partir de là, la question est: c'est moi l'antisociale ou c'est eux qui ne m'acceptent pas? J'en sais rien, ça m'soule.

- Entre je t'en prie.
- Non je préfère rester dehors.
- Comme tu voudras.


J'ai l'impression de déranger les gens quand je leur parle. J'ai l'impression que partout ou je vais on chuchote sur mon passage. Traumatisme de l'année passée? Peut-être. J'aimerai juste qu'on arrête d'être hypocrite avec moi, j'aimerai juste ne pas avoir à en faire des tonnes pour qu'on ait envie de passer du temps avec moi. Parce que j'ai des réactions louches, et j'dis n'importe quoi. J'ai peut-être un air hautain en fin de compte, pas par sentiment de supériorité, non, c'est un bouclier. C'est facile de me blesser. Et quand je suis touchée, je sors les crocs, je touche où ça fait mal. Je fais exprès. Je m'déteste.

- Tu t'en fiches?
- Ouais.
- T'es vraiment une putain d'emmerdeuse.


J'aimerai bien.. dormir. Dormir jusqu'aux vacances d'été. J'commence à me demander si toute cette ambiance d'études est faite pour moi. J'ai déjà tout donné, j'veux pas aller au bout. J'veux pas abandonner, mais c'est plus fort que moi. Et ce premier jour du printemps, où tout avait basculé, mon visage c'était fermé, assombri. J'étais devenue une fille triste, noire, le coeur à fleur de peau, muette, perdue, vide. Putain, qu'est-ce que j'aimais cette fille. Une sorte de veuve noire qu'on admire, qu'on a envie d'embrasser, mais on sait qu'elle nous tuera ensuite. J'veux la retrouver, mais j'ferai rien pour, elle me fait peur. Finalement, je l'ai eu mon électrochoc. J'aime le danger.

- Je t'aime.
- Moi aussi.
- Ta gueule et tire-toi maint'nant.


* /CLACK/ *

[Ô_ô]
*

# Posté le mardi 18 avril 2006 05:22

Modifié le mardi 18 avril 2006 09:04

[ et de fermer les yeux ]

[ et de fermer les yeux ]
Donc, on résume. Imagine. Le but te semble si proche. Tu peux le toucher et même le sentir. Mais ta main ne peut pas l'attraper, il lui manque un ou deux millimètres. Tu comprends pourquoi. Il y a une barrière, une barrière avec des pics au-dessus. Ce genre de barrières qui ne sont jamais au bon endroit. Mais toi, si tu faisais un ou deux centimètres de plus, tu pourrais l'enjamber sans problèmes, mais la, ça coince. Et tu as peur de te faire mal. Alors à partir de là, tu décides d'agir. Et pour se faire, tu prends la solution la plus simple à tes yeux, et tu les fermes. Donc, tu penses qu'en faisant comme si elle avait disparu de ton champ de vision, elle va disparaitre? Tu crois vraiment que si tu fais comme si elle n'existait plus, tu vas atteindre ton but? Rends-toi compte, il n'y a pas que cette barrière qui te retiens finalement, tant d'autres choses encore t'éloignes de cette folie. Soit. Disons que tu ne te soucies plus de l'existence de cette barrière. Tu te sens avancée? T'es plus haute qu'elle maintenant? Pour toi, en gros, tout est de la faute de la barrière, y compris qu'il te manque un ou deux centimètres pour la franchir. C'est vrai, tu as raison. Les barrières ça a toujours été le facteur numéro un de la croissance. Si une barrière te barres la route, tu fuis, ou tu t'imagines qu'elle n'est plus. Et si, à la place, tu faisais un effort de ton côté, au lieu de faire porter le chapeau à cette barrière? En dépit du fait qu'elle t'ait servi à maintes reprises. Parce que tu sais, c'est pas comme ça que tu atteindras ton but. Mais je comprends. De toute façon, c'est plus simple de jouer la carte de la lâche, et de se dire que si on a perdu une bataille, ce n'est pas de notre faute parce qu'on ne fait pas assez d'efforts. Mais, toi, tu y gagnes? J'en sais rien, peut-être. Tu aurais pu prendre un escabot. Et s'il n'avait pas suffit, tu aurais pu demander à la barrière de se pousser. Soit. Si tu préfère garder les yeux fermés, qu'il en soit ainsi. Parce qu'en définitif, la barrière, elle a survécut à la pluie, à la canicule et à la neige.
Elle ne s'effondrera pas par la simple pensée d'un vain espoir brisé.

# Posté le dimanche 16 avril 2006 04:03

// it's a non stop stereotype //

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Parce que non, les filles ne sont pas des fleurs délicates. Parce que oui, elles sont compliquées. Parce que non, elles ne sont pas sages. Parce que oui, la plupart sont plus cochonnes que les gars. Parce que non, elle ne s'intéressent pas qu'aux fringues et au maquillage. Parce que oui, elle font des concours de rots et sont "immondes". Parce que non, elle ne ve pas toutes du prince charmant. Parce que oui, elles regardent le sport à la télé en buvant de la bière. Parce que non, elles ne passent pas deux heures à se pomponner le matin. Parce que oui, elles mattent aussi les filles. Parce que non, elles ne sont pas des petites amies parfaites. Parce que oui, elles maintiennent cette image, ce masque qu'on enlève une fois entre filles.

Par
ce que non, personne n'est un étranger. Parce que oui, il existe des différences entre les personnes. Parce que non, cette "race" n'est pas mieux que celle-ci ou celle-là. Parce que non, le fait qu'il y ait différentes langue sur cette planète n'arrange pas les choses. Parce que oui, si l'on voulait comprendre, on comprendrait. Parce que non, on ne fait pas d'effort. Parce que oui, si on se penchait un peu au lieu d'avoir un mouvement de recul, on en apprendrait des choses. Parce que non, on ne fait aucun effort. Parce que oui, c'est plus simple de rester chez soi, mais ce n'est pas comme ça qu'on avance. Parce que oui, tout le monde trouve ça normal. Parce que non, personne n'a envie de réagir. Parce que oui, le monde devrait enfin grandir.

Parc
e que non, les homosexuels ne sont pas tous des "tapettes". Parce que oui, ils peuvent aimer comme n'importe qui. Parce que non, ils n'y ont simplement pas le droit. Parce que oui, c'est injuste ce qu'ils doivent endurer. Parce que non, ce n'est pas malpropre, c'est juste différent. Parce que oui, j'ai de l'empathie par rapport à eux. Parce que non, on ne peut pas imaginer ce qu'on ressent. Parce que oui, deux hommes ensemble je trouve ça beau, les femmes ayant été prises pour fantasme par les hommes. Parce que non, personne ne vous empêche d'embrasser l'être que vous aimez dans la rue, même d'un chaste baiser sur les vres. Parce que oui, c'est triste qu'ils ne puissent pas aller loin dans la vie sans se cacher.

Parce que non, la vie n'est pas si "banale" qu'on le croit. Parce que oui, les jours ont tendance à se ressembler. Parce que non, il ne faut pas perdre la magie. Parce que oui, tout le monde se fiche du fonctionnement d'un grille-pain, d'une télévision ou d'un mirco-ondes, moi, j'trouve ça merveilleux. Parce que non, envoyer des sons et des images par des ondes, ce n'est pas normal, c'est magique. Parce que oui, on perd le bon sens de la curiosité. Parce que non, on ne fait plus attention à ce qui nous entoure, on délaisse tout. Parce que oui, on n'a que trop oublié la notion de *comment?* au profit du "pourquoi".
+
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// it's a non stop stereotype //

# Posté le mardi 04 avril 2006 14:14

Modifié le mercredi 05 avril 2006 09:48

[today's a very special day]-> in a pile of shit

[today's a very special day]-> in a pile of shit
J'veux des fous rires, des disputes finies chacun dans les bras de l'autre, des plats ratés et immangeables, des après-midi à jouer au monopoly parce qu'il pleut, des pseudo-ruptures, des pleurs au téléphone, des retrouvailles tout en bisous, des lins dans un lit chaud, des aps-midi à t'entendre râler parce que j'essaie tout dans les magasins, des journées passées sur un banc à ne rien faire.
J'veux t'entendre te moquer de moi parce que j'sais pas jouer de la guitare, j'veux te jeter un oreiller à la figure parce que tu me bats à un jeu vidéo, j'veux te décoller de la télé pour t'entrainer dans ta chambre, j'veux une première fois rien qu'à nous, j'veux des paquets de biscuits vidés parce qu'on meurt de faim et qu'on a découvert qu'on avait aucun talent pour la cuisine.
J'veux passer toute une nuit dans tes bras, t'observer dormir, te charrier le matin en t'assurant que t'as pas arrê de ronfler toute la nuit mais que j'trouve ça adorable, j'veux encore que tu me dises à quel point tu aimes mon odeur, j'veux des randonnées périlleuses, des journées dédiées à l'aventure où on sera mort de soif, des hivers où on se collera pour ne plus geler.
j'veux des heures passées à te regarder dans les yeux, des clins d'oeil aguichants au milieu de plein d'amis, des tentatives d'incitation à la bauche fructueuses, de la complicité, des mots croisés au bord d'un lac qui pue le poisson, des batailles de chatouilles par centaines, j'veux sentir ta peau effleurer la mienne, j'veux sentir nos âmes transir et brûler.
J'veux passer du temps à écouter de la musique allongée sur toi, entendre ton coeur battre, j'veux te taquiner parce que t'as mis un T-shirt ridicule, ou parce que ton ventre fait des bruits bizarres, j'veux des soirées au cinéma où on sort de la séance sans même savoir de quoi parlait le film, et des désaccords à propos de livres qu'on a lus tous les deux, et j'veux pas que ça se termine sur un coup de tête. Je donnerai tout ce que j'ai pour que le quart de tout ça *nous* arrive un jour.
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# Posté le mardi 21 mars 2006 14:32

Modifié le jeudi 13 avril 2006 13:38